Et si on écoutait le monde… comme un rêve ? Bienvenue dans Cliniques du temps présent. Ici, nous n’analysons pas seulement l’actualité. Nous l’écoutons autrement. Comme un rêve : avec ses mots, ses images, ses vérités cachées et ses lignes de fuite. Des psychanalystes, des artistes, des penseurs nous accompagnent pour interroger ce que notre époque fait à nos vies et à nos imaginaires. Aujourd’hui, tout vacille. La réalité ressemble à une fiction. La dystopie n’est plus si lointaine. Alors, peut-on encore rêver ? Nous pensons que oui. Rêver, ce n’est pas fuir : c’est comprendre, transformer, ouvrir des possibles. Dans un monde qui calcule tout, retrouvons le sens du vivant. Relire le passé. Éclairer le présent. Ouvrir des possibles. Comme nous y invite Walter Benjamin, dépassons « la négativité du monde par le désespoir de l’imagination ». Avec vous, cherchons un style. Peut-être est-ce là… que tout commence. Roland Gori et Marie José Del Volgo, Marseille mars 2026

Ce dialogue explore la guerre, le traumatisme et la vie en situations extrêmes. La guerre relève avant tout de choix politiques et historiques, plus que de l’inconscient, pour Richard Rechtman. Dans ces contextes, la violence s’inscrit dans le quotidien pour les victimes comme pour les bourreaux, mais ce n’est jamais le même quotidien, comme si il n’y avait même pas de relation intersubjective entre les premières et les seconds.

Un collectif de professionnels du CHU de Saint-Étienne et de partenaires soignants, éducateurs et enseignants a lancé et mis en ligne une pétition pour dénoncer l'interdiction par leur Direction de la tenue dans l’enceinte du CHU de l'ensemble des cycles de conférences organisés par notre association ALPACE (Association lyonnaise pour une psychanalyse à partir de la clinique de l’enfant).

Si vous êtes d’accord avec son contenu et souhaitez soutenir cette démarche, n’hésitez pas à signer et à diffuser largement cette pétition :

https://secure.avaaz.org/community_petitions/fr/les_professionnels_du_chu_et_leurs_partenaires_soi_soutien_a_alpace/

L’HAS, après avoir il y a une quinzaine d’années déclaré, que les approches psychanalytiques dans le traitement de l’autisme étaient simplement « non consensuelles », vient de faire un pas de plus et les taxer, sans doute pour plaire aux associations de familles les plus farouchement anti-psychanalytiques, de « non recommandées ».

Dans les démocraties contemporaines, l’expertise scientifique est devenue l’un des principaux instruments de gouvernement. Censée éclairer la décision publique, elle tend parfois à la précéder et à la verrouiller. Lorsque les experts définissent eux-mêmes les questions auxquelles ils prétendent répondre, le débat scientifique se transforme en procédure de légitimation. Dans le domaine de la santé mentale, cette dérive devient aujourd’hui préoccupante.

Par Roland Gori, à lire dans Libération