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L'école déclasse

LE MONDE DES LIVRES | 08.09.11

Que l'école serve le capitalisme, ce n'est pas vraiment un scoop. Cette idée a été au centre, particulièrement dans la décennie 1965-1975, d'une série de recherches importantes. Cela avant que la critique des inégalités scolaires ne soit, au cours des années 1980-1990, mise au placard des vieilleries marxisantes par la pensée anti-68. L'ouvrage dirigé par Christian Laval doit relever deux défis : d'une part, montrer en quoi l'école capitaliste d'aujourd'hui se différencie de l'école capitaliste d'hier ; d'autre part, critiquer l'école qui se met actuellement en place sans idéaliser l'ancienne "école républicaine". En effet, aucun domaine n'est aussi fortement imprégné, aujourd'hui, de "républicanisme", que l'école. L'idéologie néorépublicaine, ce poison qui est en train d'envahir la pensée française, de l'extrême gauche à l'extrême droite, avec ses relents de xénophobie, de moralisme et de nationalisme, ne se nourrit-elle pas, elle aussi, de la dénonciation, au moins verbale, du "capitalisme" ? Les auteurs se tirent plus ou moins bien de ces deux difficultés.

Article de Luc Boltanski, paru dans Le Monde, à propos du livre "La nouvelle école capitaliste", de Christian Laval, Francis Vergne, Pierre Clément et Guy Dreux.

Un ancien directeur d'école nous a fait parvenir la lettre de démission qu'il vient d'envoyer à l'inspecteur d'académie de l'Essonne. Il y explique ne plus avoir sa place au sein d'un système éducatif qui n'a que faire d'une pédagogie respectueuse de l'enfant.

 

Alors que le président de la République s'apprête à proposer, avec la «règle d'or» une nouvelle défaite du politique subordonnée à la gestion comptable des affaires publiques, André Bellon (1), Roland Gori (2) et Philippe Petit (3) en appellent à une pacifique «guerre d'indépendance par rapport à la colonisation par le capitalisme financier de tous les champs de l'existence, bien au-delà du champ de l'économie.»

"Aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités et d'anticiper ce que l'on voit arriver" comme "l'arrêt commercial pour raison économique touchant des produits indispensables et sans alternative", a déclaré jeudi à l'AFP le Dr Laurent Jouffroy, président de la SFAR.

"Qu'elles soient liées à des pénuries temporaires ou à la décision des laboratoires de cesser la fabrication, les ruptures de stocks des médicaments d'anesthésie-réanimation sont récurrentes depuis plusieurs années" et le phénomène "s'intensifie", s'insurge cette société savante avec le soutien de l'association de défense des malades Le Lien.

LA RÉPUTATION DES BLUETS n'est plus à faire. Les femmes se bousculent pour venir accoucher dans cette maternité de l'Est parisien où les places se réservent plus de huit mois à l'avance. Elles viennent chercher auprès des équipes héritières de la méthode d'accouchement sans douleur (ASD) - mise au point en 1951 dans les anciens locaux de la rue Jean-Pierre-Timbaud (Paris 11e) - un accompagnement plus humain, moins médicalisé, et pour certaines, des plus naturels. Les soignants ont ici leurs principes. L'allaitement maternel est une priorité, le respect du rythme du nouveau-né, aussi. Cette charte, défendue par l'ensemble du personnel, a permis à la maternité de recevoir le label " Ami des bébés ", créé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Unicef. Elle est la seule en Ile-de-France, et du coup l'affiche fièrement dans le hall.

 

Par Roland Gori, à lire dans Libération