A propos d'une expérience avec des autistes de l'enfance à l'âge adulte

Une vidéo de Jacques Hochmann à visionner en cliquant ici

Jacques Hochmann         

IL ÉTAIT UNE FOIS…

 

 

L’HAS, après avoir il y a une quinzaine d’années déclaré, que les approches psychanalytiques dans le traitement de l’autisme étaient simplement « non consensuelles », vient de faire un pas de plus et les taxer, sans doute pour plaire aux associations de familles les plus farouchement anti-psychanalytiques, de « non recommandées ». Opérant un véritable renversement sur l’usage des recommandations de cette autorité, les pouvoirs publics, sans définir ce qu’ils entendent par « approche psychanalytique », menacent de rendre cette préconisation opposable et d’interdire toute référence à la psychanalyse dans le traitement de l’autisme ce qui reviendrait à poursuivre la désorganisation d’une large partie des soins psychiatriques dans notre pays. Il y a dix ans, lors d’un congrès sur la prise en charge des autistes adultes tenu à Avignon à l’initiative de l’association Synergies, Jacques Hochmann, professeur émérite de pédopsychiatrie à Lyon communiquait sur trente cinq années de travail avec des autistes de la prime enfance à l’âge adulte dans une perspective psychodynamique (cf le lien ci-joint). Amaria Baghdali, professeur de pédopsychiatrie à Montpellier, co-autrice d’un récent rapport sur l’autisme, discutait cette communication et montrait qu’un dialogue interdisciplinaire était possible entre différentes approches thérapeutiques et les neurosciences. Pourquoi ce qui était compatible il y a dix ans ne l’est plus aujourd’hui ? On peut s’interroger à la fois sur ce qu’on entend par « approche psychanalytique » et sur le contexte politique actuel qui proscrit tout débat, méconnait ou rejette l’histoire et nous conduit vers un nouveau totalitarisme.    



Par Roland Gori, à lire dans Libération