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Interventions de Dominique Terres, Delphine Glachant et Marie Bakcine lors de l'Assemblée Générale du 18 septembre 2021

Interventions de Dominique Terres, Delphine Glachant et Marie Bakcine lors de l'Assemblée Générale du 18 septembre 2021

 

 Par Dominique Terres

 

Appel des appels, 18 septembre 2021

 

Atelier : la riposte des métiers, le soin

 

Nous savions le monde de la santé en déliquescence tant les assauts du capitalisme restent puissants.

Mais à quel point cela va mal nous a été exposé, sauté au visage dira-t-on, par les témoignages précis et émouvants des personnes vivant au quotidien cette destruction et ses conséquences.

Lors de l’après-midi de la journée de l’ADA nous avons entendu en ce qui concerne la partie « santé » :

 

Delphine Glachant, responsable médical, d’un service de psychiatrie du Val de Marne, qui nous a dit comment accueillir, au sens large et au sens clinique, devenait impossible. Le manque de personnel, la nécessité de remplir des tableaux prétendant chiffrer le travail de tous et toutes, le temps des soignants bien sûr, mais par exemple aussi l’externalisation de l’entretien de vêtements de travail des professionnels et sa comptabilisation obsessionnelle ce qui tourne à l’absurde. Tout cela concoure au fait que le temps consacré aux soins, à l’autre, l’écoute l’accompagnement disparaît progressivement, se dissout. Il en résulte des conflits inédits aussi bien entre soignants que vis à vis des patients, ce qui est nouveau. Un profond désarroi.

Un bateau ivre sur lequel les services sont entrainés, subjugués par la fatigue et de plus en plus opposés à ce qui les malmène.

 

Marie Bakchine, psychologue dans un CAMPS de l’est, qui est à l’origine du Collectif Grand Est, nous a dit son indignation devant le sort réservé aux enfants dont son équipe devrait pouvoir s’occuper et qui, souvent en grande souffrance ne peuvent bénéficier de soins avant plusieurs mois voire années. C’est plus qu’une perte de chance comme on dit, pour ces familles en difficultés complexes et qui auraient tellement besoin de trouver une aide dans le service public, créé pour cela, aujourd’hui défaillant. Elles sont abandonnées et avec elles les personnels censés les soutenir.

Son service s’oppose à l’administration qui tente d’imposer un mode de fonctionnement de moins en moins clinique.

 

Marie-José Del Volgo, à propos de son dernier livre au titre évocateur : « Le soin menacé ». Chronique d’une catastrophe humaine annoncée » nous dit que ce qui l’a décidée à l’écrire est une sanction injuste et aberrante de l’administration de l’hôpital où elle travaillait administrée à une soignante qui n’avait fait que son métier humainement. Elle dénonce l’état d’interdiction général aux soins.

 

L’insupportable est là.

Que faire en riposte ?

 

- Tout d’abord mettre en commun la pensée sur nos pratiques, théoriciens de nos pratiques, ce que l’ADA s’emploie à faire. En témoigne l’expression élargie à divers acteurs de différents métiers de divers champs (hospitalier, médico–social, associatif, syndical) lors de cette journée et l’intégration de certains d’entre eux dans son CA.

 

- Opposer une résistance volontaire sur le terrain .Dire non ici et maintenant. Pour cela ne pas rester isolé en une position de martyr, ce qui est inutile voire dangereux individuellement et collectivement. Il faut une équipe soudée, où chacun des membres est en accord avec les moyens mis à résister.

 

  • Solliciter l’aide des autres organisations de la société déjà en lutte (syndicats, collectifs, associations …) pour les mêmes raisons de défense des métiers, du service public et le faire savoir.

Par exemple « la Convention de la santé et du Médico-Social « organisée le samedi 25 septembre autour du Collectif du Grand Est.

Ou La Marche pour les enfants, organisée par le CEPE qui a recueilli une soixantaine d’Exigences émanant des différentes organisations le composant et produit un livre : « Enfance, l’état d’urgence ».

 

  • Enfin rechercher l’appui des politiques au travers des élus.

Par Delphine Glachant

 

AG Appel des appels, 18 septembre 2021

 

Nous sommes dans la merde.

Excusez ce propos trivial mais je vous parle ici de ma place de psychiatre d’exercice public travaillant en unité d’hospitalisation pour adultes.

Ma journée d’hier, comme bien d’autres, je l’ai passée dans la merde. Car c’est bien cela le quotidien dans un service de psychiatrie actuellement en France.

Non seulement nous nous occupons de malades difficiles, dont le rapport au monde est extrêmement complexe à appréhender et parfois très archaïque, mais également parce que nous faisons face à des empêchements à travailler, à soigner.

Quels sont les problèmes ?

  • Des problèmes d’effectifs infirmiers, qui sont en train de fondre comme neige au soleil, dans tous les hôpitaux. Les gens s’en vont, ils sont usés, épuisés, écœurés. En cause ? des journées hyperdenses, des contraintes accumulées, des planning sans cesse modifiés, un management destructeur et par effet d’entrainement, des prises en charge ressenties comme de plus en plus difficiles. Dans l’hôpital où je travaille il est fréquent que les usages définis par l’établissement de 3 infirmiers pour 30 patients en journée et 2 la nuit, soient abaissés à 2 infirmiers et une aide-soignante le jour, 1 infirmier et 1 aide-soignante la nuit. Et souvent des professionnels des autres services viennent remplacer, voire des intérimaires, qui ne connaissent pas les patients. La qualité des soins s’en ressent. Les arrêts de travail et accidents de travail se multiplient.

  • Des problèmes d’effectifs médicaux de psychiatres quittent la fonction publique, fatigués de leur surcharge de travail et des contraintes administratives qui s’imposent à eux, le dernier avatar étant, après la loi de 2011 sur les soins sans consentement, l’article 34 de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale. Ces deux lois, justifiées par un meilleur respect des droits des patients, consécutives aux actions du CRPA, ont apporté une masse écrasante de travail administratif passé derrière les écrans. Ceci au détriment de leur disponibilité pour l’écoute des patients, de la réflexion clinique et institutionnelle. Donc les bénéfices potentiels de cette loi sont annulés.

  • Nous sommes aussi dans la merde parce que nous risquons maintenant d’être discrédités, mis au placard, suspendus, voire attaqués en justice quand nous nous exprimons trop. Le droit de réserve des fonctionnaires ne doit pas nous empêcher de dire ce qui dysfonctionne. Ceux qui le mettraient trop en avant sont accusés de nuire à l’image de leur établissement ou de ne pas respecter l’institution. Seul « le positif » a le droit d’être cité.

En tant que présidente de l’Union Syndicale de la Psychiatrie, je suis très inquiète des réformes à venir :

  • La réforme du financement de la psychiatrie, rappelée par le ministre Olivier Véran dans la conférence de presse du PLFSS 2022. Réforme réclamée par certains parce qu’elle aboutirait à un rééquilibrage des modes de financement entre le public et le privé. Mais critiquée et refusée par beaucoup car elle introduit un financement à l’acte, une valorisation des prises en charge courtes, que ce soit en centre médico-psychologique et à l’hôpital, laissant de côté les patients souffrant de pathologies chroniques, qui seront moins « rentables ». Elle bat en brèche le principe d’égalité de tous devant les soins, principe fondamental dans le dispositif de psychiatrie de secteur.

  • Parmi les autres réformes à venir, celle des autorisations, qui définit qui fait quoi. Quelle activité va avoir tel établissement. Cela concerne les soins sans consentement, la pédopsychiatrie, la périnatalité. Il y a quelques années, le privé a eu l’autorisation de mettre en place des hôpitaux de jour, puis des urgences. De grands marchés se sont ouverts. Les structures publiques, n’ayant plus les moyens de prodiguer des soins de qualité, ont fermé et ont été remplacées par des structures privées. Une ordonnance est sortie en mai 2021 introduisant la possibilité pour le privé d’accueillir des personnes en soins sans consentement, au risque que le privé choisisse ses patients, comme il le fait déjà en hospitalisation. Au risque aussi que certains acteurs publics se défaussent de leur obligation. La psychiatrie de secteur est là encore en danger.

  • Je suis inquiète aussi de la remise en cause de la loi sur l’irresponsabilité pénale. Les députés vont judiciariser la folie alors qu’il existe déjà des dispositions judiciaires particulières permettant un jugement avec audience des personnes souffrant de pathologies psychiatriques et ayant commis des crimes et délits.

  • Je suis très inquiète également de voir s’installer une psychiatrie d’état, dans laquelle certaines pratiques ne seraient plus autorisées, notamment les psychothérapies laissant libre place à l’expression du sujet souffrant. Tout cela au profit de pratiques normalisantes, éducatives, comportementales, de considérations biologiques. Le décret du 10 mars 2021 en est une illustration concernant les pratiques des psychologues auprès des enfants. Les psychiatres travaillent avec les psychologues. Ni les psychiatres, ni les psychologues n’ont à se voir imposer des méthodes thérapeutiques qui n’ont pas montré leur supériorité en terme d’efficacité.

Formater l’individu est devenu la règle pour mieux l’adapter aux lois du marché.

  • Enfin, je suis extrêmement inquiète, à la veille de la tenue des Assises Nationales de la Santé Mentale et de la Psychiatrie, de constater que le Président de la République reste sourd aux cris d’alerte des professionnels de terrain et des usagers. Même la Commission Nationale de la Psychiatrie, par son président le Professeur Lejoyeux, a rappelé l’importance de la psychiatrie de secteur et les problèmes d’attractivité des métiers mais est restée ignorée.

 

Face à tout cela, nous continuerons à dénoncer les empêchements majeurs que nous avons à soigner et à les analyser au vu des choix budgétaires et politiques faits depuis des années.

 

 

Atelier : la riposte des métiers

 

Intervention du 18/09/2021à l’AG de l’Appel des appels

 

Par Marie Bakchine, psychologue, psychothérapeute, coordinatrice des soins (sans lien hiérarchique), dans un CAMSP

 

Je voudrais témoigner aujourd’hui de mon expérience dans l’institution où j’exerce depuis plus de 20 ans. Un CAMSP est un centre d’action médico- social précoce qui accueille des enfants de 0 à 6 ans. Nous sommes donc en première ligne pour prendre en charge des tout-petits et leur famille, parfois aussi leur famille d’accueil car fréquemment ceux-ci sont placés suite à des maltraitances. C’est dire que les problématique psychiques et corporelles que nous traitons sont graves et souvent chroniques.

La question du diagnostic et de l’annonce est au cœur de notre métier. Le travail thérapeutique avec l’enfant et ses parents, son environnement proche, est crucial pour son développement.

Notre mission est aussi préventive.

 

Or aujourd’hui, ces établissements médico-sociaux sont attaqués depuis plusieurs années et de façon encore plus radicale ces derniers mois, avec la mise en place des PCO, plateformes de coordination et d’orientation.

L’arrêté du 10 mars 2021, qui encadre et légifère sur les méthodes et références théoriques des psychologues dans le cadre de ces PCO, vient compléter le tableau d’un contrôle étatique tant sur les pratiques et que sur les cadres de pensée.

La pénurie, savamment organisée par les gouvernements successifs, a mis en grande difficulté les établissements médico-sociaux, avec pour conséquence dramatique l’allongement indécent des listes d’attente pour ces enfants en bas âge, et l’accroissement d’une souffrance au travail pour les soignants. Outre notre cadre de pensée et nos collectifs mis à mal, nous sommes contraints de gérer la pénurie en lieu et place des décideurs qui, du coup, nous laisse la sale besogne, d’annoncer aux familles que leur enfant malgré son lourd handicap ou maladie psychique ne pourra pas être soigné.

 

Face à cette réalité quotidienne devenue insupportable, l’équipe soignante du CAMSP où j’exerce, a décidé de réagir et de ne pas obéir à ces injonction et situation de fait.

 

Nous avons écrit et rendu public un communiqué en décembre 2020, pour affirmer notre refus de collaborer à la PCO de notre département.

Cette PCO, sans entrer dans le détail pervers de ses effets, est un dispositif qui propose de diagnostiquer sans voir l’enfant et sur simple questionnaire rempli par le médecin traitant, et d’orienter essentiellement vers les professionnels libéraux. Sous le prétexte fallacieux d’apporter une réponse aux listes d’attente et pour éviter l’embauche pérenne de personnels soignants dans les institutions, l’état crée ces plateformes, en plus déjà des plateformes « Autisme » existantes (ce qui ajoute une feuille au millefeuille bureaucratique), sorte de gare de triage afin de favoriser le secteur privé au détriment du secteur médico-social.

Sur la base d’un diagnostic TND (troubles neuro-développementaux), catégorie fourre-tout sans validation ni clinique ni scientifique, les enfants sont condamnés à des forfait de soin réduit au minimum, et bien souvent à pas de soin du tout.

La région Nouvelle-Aquitaine, qui a maintenant plus de 18 mois de recul quant à la mise en place de ces PCO, témoigne des conséquences dramatiques sur les institutions, vidées de leur file active et de leurs soignants.

Par ces dispositifs : PCO, équipes mobiles, c’est bien les instituions médico-sociales avec leurs valeurs, leur accueil inconditionnel de la souffrance tant psychique que somatique, qui sont vouées à disparaitre dans un vaste projet de restructuration de l’offre de soin planifié par le gouvernement.

Toute mes collègues, sans exception d’aucunes, ont tenu à réagir et à résister à ce qui nous a semblé porté l’estocade finale de la pérennité de notre CAMSP et ce à quoi nous tenions dans notre collectif soignant.

 

Ce communiqué a été diffusé largement afin d’obtenir le plus de soutiens extérieurs possible.

Ce fut le cas.

Or notre direction a réagi de façon autoritaire sans tenir compte de nos arguments (encore moins de nos soutiens pourtant nombreux et prestigieux), se mettant ainsi en parfaire adéquation avec l’ARS porteuse du projet de la PCO.

 

Cette action de résistance n’est pas nouvelle dans ce CAMSP.

Déjà, il y a une dizaine d’années, nous avions collectivement et unanimement refusé la mise en service de caméra de surveillance dans la salle d’attente et le couloir. Ce fut un long combat avec l’association gestionnaire/employeur. Mais nous avons gagné grâce à notre pugnacité et notre solidarité.

 

Aujourd’hui, mon équipe va mal. Nous supportons les représailles de notre insubordination.

Nous restons soudées mais en grande vulnérabilité.

Nous avons eu recours à la médecine du travail mais notre direction a interprété nos alertes comme une surcharge de travail et pour conclure qu’au final « c’est la direction qui souffre » de ne pas être obéie.

 

La question se pose crument aujourd’hui dans les institutions.

Comment résister à ce rouleau compresseur que nous impose le ministère ?

 

Nous avons créé un collectif Grand Est pour la défense du médico-social. https://collectifgrandest.wordpress.com

https://www.facebook.com/Collectif-Grand-Est-pour-la-Défense-du-Secteur-Médico-Social-104001551934391/

 

Nous avons lancé une pétition en mars 2021 : https://chng.it/MmRc729GrY

Puis constituer un Comité de Résistance signé par les salariés du secteur.

 

Texte fondateur du Comité de Résistance pour la Défense du Droit aux Soins

Initié par le Collectif Grand Est pour la défense du secteur médico-social

 

Nous, salariés du médico-social : assistants sociaux, éducateurs, ergothérapeutes, médecins, orthophonistes, personnels administratifs, technique, psychologues, psychomotriciens, psychopédagogues … apportons notre soutien total aux mobilisations qui s’amplifient depuis plusieurs mois contre les tentatives réitérées de démantèlement des centres de soins de notre secteur.

Ce gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé, porte l’entière responsabilité de la pénurie de personnel et de moyens qui empêche l’accès de milliers d’enfants et d’adolescents à des prises en charge adaptées (listes d’attente de plusieurs années), et à subir des ruptures de soin aux lourdes conséquences.

Cette situation ne peut que s’aggraver avec la mise en place des Plateformes de Coordination et d’Orientation (PCO) qui se substituent au recrutement indispensable de soignants nécessaires pour répondre aux besoins.

De plus, s’il devait se généraliser, ce dispositif mettrait, sous couvert d’expertise et sur la base du tout neuronal, les soignants dans l’obligation de suivre un parcours d’évaluation et de soins, procédé parfaitement inadapté et tout à fait contraire aux valeurs thérapeutiques du médico-social.

 

En conséquence, nous exigeons :

 

  • L’abandon de la mise en place des PCO.

  • L’embauche de personnels supplémentaires dans les lieux de soin et l’augmentation significative des salaires pour une attractivité des métiers et la pérennisation des soins.

  • L’abandon du projet de la création d’un ordre des psychologues dont le but est de mettre les psychologues aux ordres de la politique étatique.

  • Le retrait de l’Arrêté du 10 mars 2021, qui met en œuvre l’interdiction de la pluralité des approches thérapeutiques des psychologues et le libre exercice de leurs pratiques.

 

Sur cette base, nous décidons de nous constituer en Comité régional, avec pour objectif la création d’un Comité de résistance à l’échelle nationale.

Par ce regroupement qui ne concurrence aucune autre initiative, nous entendons défendre une clinique humaniste, plurielle, accessible à tous, contre une politique de destruction des soins.

Avril 2021

 

 

Nous avons participé, nombreux, en montant à Paris à la manifestation du 10 juin 2021.

Afin de ne pas laisser retomber la dynamique à l’origine du puissant mouvement national du 10 juin et afin qu’il conserve toute sa force et préparer les conditions des actions à mettre en œuvre, le Comité de Résistance Grand Est a appelé le 29 juin, à une rencontre, en Visio, pour réunir les autres collectifs existants, et tous ceux qui ont souhaité y participer.

 

L’objectif a été d’envisager, ensemble, pour septembre, la tenue d’une Convention Nationale de défense du médico-social, de décider collectivement des actions à mener en direction du gouvernement, pour faire aboutir nos légitimes revendications sur une base commune.

 

La Convention Nationale pour la défense du secteur médico-social, de la psychiatrie et de l’accès aux soins psychiques pour tous se tiendra, ici même, à la Bourse du travail à Paris, le 25 septembre prochain.

 

 

 

En conclusion :

 

A la question : comment résister aux politiques déshumanisantes de ce gouvernement et à la destruction programmée des institutions soignantes ?

Nous pouvons répondre, au regard de notre expérience, que cette résistance doit se faire à plusieurs niveaux.

  • Localement, dans l’institution proprement dite, à condition de maintenir un collectif soudé ce qui est le cas dans notre CAMSP. Toutefois, cela demeure une tâche de plus en plus difficile, qui est sans cesse à travailler au sein de l’équipe.

  • Sur un plan régional, le Collectif Grand Est est un soutien à notre action en interne.

  • Sur une échelle nationale : notre objectif est de fédérer, rassembler pour créer un rapport de force par le nombre et notre détermination, pour que cette machine gouvernementale destructrice de l’humain s’arrête enfin.

 

Une question demeure : doit-on, oui ou non, participer aux négociations, répondre aux invitations à se mettre à la table des discussions et des consultations avec ce gouvernement comme l’ont fait les syndicats dernièrement ?

L’expérience montre qu’il n’y a rien à négocier, que les dés sont pipés avec l’État.

Le ministre Olivier Véran ne nous a apporté aucune réponse le 10 juin. Tout juste nous a-t-il écouté !

Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et sur nos propres forces.

 

 

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